Au pire, les étoiles

Au pire, tu sors les poubelles,
Tu laisses composter ton regard à l’horizon,
Et tu te rends compte qu’une étoile vient d’irradier le ciel,
Alors que le battement de cil d’avant, elle n’était pas là.

Au pire, ton œil se recycle dans l’enfouissement de la lumière,
Et le ciel devient popcorn. Paf.
Ton film commence. Souffle de Vénus, planète de beauté sur la traînée meringue d’un avion. Paf.
Apparition des acteurs divins Jupiter, Saturne, Mars et Mercure.
Éclatement de la galaxie de la Grande Ourse poursuivant la Vierge.
Tu es en pleine science-fiction caramélisée.

Au pire, tu grignotes les chants des grillons qui suivent les courbes des satellites.
Et tu te laisses graviter dans la douceur du printemps.

Au pire, bien sûr.
Parce qu’au mieux, à l’intérieur, t’attendent une montagne de repassage et un tas de vaisselle sale.
Et ta télé scintille dans le salon avec un navet de saison sans saveur et sans vie.