Premier feu

Qu’est-ce qui me fait rester assise des heures entières devant le spectacle joué dans l’âtre de ma cheminée ?
Au-delà de l’hypnotique sensation d’avoir le visage en Mauritanie alors que mon dos reste au pôle Nord,
au-delà du fait de voir une chorégraphie boisée transformant un cheval en serpent, un serpent en corail, un corail en diamant,
ce qui m’attire le plus reste ce moment fugace où les braises deviennent des constellations. Je m’invente alors des noms improbables de chapelets d’étoiles, juste avant que les nuages de cendres ne viennent envahir le ciel de mon foyer.

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